Depuis 25 ans, Diamond Gallery célèbre l’amour

12 juillet 2017

Lorsqu’Allan Malbranck et son épouse Anita (née Vermette) ont ouvert leur bijouterie en 1992, ils ont laissé leur fille Lisa la nommer. Elle a choisi Diamond Gallery. À 13 ans, elle travaillait dans la boutique les samedis. Aujourd’hui, Lisa est copropriétaire et représente la troisième génération de bijoutiers de la famille Malbranck.

Né de parents belges, Al, le grand-père de Lisa, a ouvert sa boutique à Saint-Boniface dans les années 1950, Al’s Jewellers, établissant ainsi le nom Malbranck dans l’industrie du bijou au Manitoba. « Quand il était jeune, mon père, Allan, travaillait dans la bijouterie familiale avec ses parents, ses frères, ses sœurs et ses cousins. Tout le monde était impliqué, et chacun avait sa vision de la direction à prendre. Mon père a donc préféré ouvrir sa propre entreprise. Il s’est installé dans le quartier de Corydon pour avoir une clientèle différente et ne pas faire de concurrence. »

Le magasin spécialisé met l’accent sur une bijouterie fine en pierre précieuse, en or ou en platine. « Ce n’est pas le magasin du coin où on vient tous les jours. Nos clients cherchent des bijoux pour une occasion spéciale, comme un mariage, un anniversaire, une fête. Il y a toujours un attachement émotionnel. C’est pourquoi nous travaillons directement avec le client pour comprendre ce qu’il veut. Nous offrons une expérience unique et personnelle. »

La boutique, qui célèbre ses 25 ans cette année, a résisté à l’arrivée de l’Internet. « Comme entrepreneur, il faut s’adapter. On vit dans un temps où les gens pensent que c’est plus simple et moins cher d’acheter en ligne. Nous devons donc être compétitifs en ligne et adresser ce qui fait notre différence. De nos jours, la plupart des choses qu’on achète sont fabriquées en série. Les gens qui choisissent de faire affaire avec nous sont des gens qui apprécient la qualité, qui recherchent quelque chose d’unique, et qui veulent connaître l’origine des produits. Nous offrons aussi notre expertise, un service après-vente et un service de réparation. »

Pour donner le meilleur service possible à leurs clients, Lisa et Allan Malbrank ont suivi une formation de gemmologie et obtenu un diplôme du Gemological Institute Of America. « On s’est porté volontaire pour apprendre et améliorer l’éthique dans l’industrie, car il n’y a pas de régulations. Cette initiative n’est pas le cas dans tous les magasins. C’est pourquoi nous nous voyons comme des spécialistes. »

Diamond Gallery se distingue par la qualification de ses propriétaires, mais aussi par leur expérience. « J’ai pris la décision de vouloir devenir copropriétaire au début des années 2000, mais j’ai poursuivi d’autres études avant de m’engager. C’est également le cas pour ma mère. Nous sommes des personnes différentes et très terre-à-terre. Nous espérons qu’en venant nous rencontrer, les clients se sentent à l’aise. C’est le plus important. De plus, ma mère et moi sommes deux femmes entrepreneuses dans une industrie où la majorité de la clientèle est féminine. Qui pourrait mieux comprendre les besoins d’une femme? »

Maman de deux enfants, Lisa Malbrank divise son temps entre sa famille, la boutique, et ses engagements communautaires. « C’est important de bien gérer tous les rôles. On a des intérêts en dehors du magasin. Je suis très chanceuse, car mon mari et moi avons trouvé un système qui fonctionne. J’ai eu l’occasion de siéger au conseil d’administration de Francofonds, et ma mère siégeait à celui d’Entreprises Riel. Nous travaillons aussi en collaboration avec la Chambre de commerce de Winnipeg pour promouvoir l’achat local. »

Il y a trois ans, Diamond Gallery a approché les organisateurs du Festival du Voyageur avec une idée. « Je leur ai demandé s’ils avaient déjà pensé à faire une soirée pour les célibataires au festival. Nous avons une entreprise qui célèbre l’amour tous les jours, alors ça m’intéressait d’organiser quelque chose pour les gens qui cherchent l’amour à Winnipeg. Depuis, nous commanditons cet événement, qui est une place où les Winnipégois célibataires peuvent avoir une belle soirée et peut-être faire une connexion. Ça nous donne une façon de supporter le Festival. Mon grand-père maternel, Marcel Vermette, était batteur dans l’un des premiers groupes à jouer au Festival. Ça a beaucoup à voir avec notre culture, et c’est très important pour notre communauté. »